Une évolution dans l’univers du quad

Dans les années 1990, la pratique du quad a connu un essor important. Le véhicule hors route n’est plus considéré comme un simple outil de travail, il est aussi devenu un loisir accessible pour tous et chacun. Les machines sont de plus en plus performantes et adaptées, les rendant plus confortables pour la randonnée.

 

Suite à cette évolution, les quadistes furent de plus en plus nombreux à circuler sur les terrains privés, sur les lots à bois et sur les chemins publics secondaires gravelés qu’ils empruntaient sans permission. Toutefois, quelques-uns manquaient tout simplement de respect ; on a alors vu arriver les barrières, les affiches de propriétés privées ou de VTT interdit et, pour les routes secondaires, les municipalités n’étaient pas en faveur d’accorder le droit de circuler sur celles-ci.

 

En 1997 un groupe d’individus composé d’hommes et de femmes d’affaires, de professionnels et de travailleurs, s’est réuni pour discuter de la problématique des sentiers. Au début, ils ont rencontré d’autres clubs, ainsi que la fédération Québécoise des clubs quads (FQCQ) pour faire les démarches dans le but de fonder une association le 2 septembre 1997. Une demande fut déposée au registre sous le nom ASSOCIATION QUAD DE L’OIE BLANCHE.

 

Au début, le développement des sentiers s’était entamé par secteurs et ceux-ci n’étaient pas reliés. Pour unir les deux MRC soit Montmagny et L’Islet, le regard s’est tourné vers l’ancien chemin de fer (CP rail) qui est aujourd’hui la Monk. Celle-ci était disponible seulement trois saisons, puisqu’elle était réservée aux motoneigistes pendant l’hiver. Le club voulait cependant développer un sentier quatre saisons et il a donc amorcé un tracé parallèle à la Monk en demandant des droits de passage aux propriétaires de terrains et lots privés, au gouvernement pour les terres publiques, ainsi qu’aux municipalités pour circuler sur certaines routes gravelées (qui est aujourd’hui la 30 trans-Québec). Il s’est ajouté à celle-ci des sentiers locaux et régionaux; même aujourd’hui, les efforts sont multipliés pour déboucher des chemins dans d’autres secteurs.

 

En 1997, l’aspect monétaire était absent car il n’y avait pas encore de membres inscrits. Alors quatre hommes d’affaires du groupe ont investi mille dollars ($1000.00) chacun pour débuter les travaux. Beaucoup d’huile de bras, de soirées, de fins de semaines ont été données par les bénévoles. Le club a ensuite contracté un emprunt monétaire pour faire l’acquisition de machinerie pour l’entretien des sentiers ainsi qu’un terrain servant de parking pour les membres. Tant d’efforts déployés pour en arriver aux résultats d’aujourd’hui.

La santé d’un club passe par l’implication des membres et par le bénévolat, nous avons besoin de vous pour continuer à développer le club et permettre à notre région de conserver son magnifique réseau de sentiers quatre saisons en santé.